J’adore ce mot, Verfremdungseffekt, on dirait de la crème fouettée, ou le nouveau fleuf sur les cafés au lait.

L’effet de distanciation est, dit Wiki, « le procédé utilisé dans le cadre d’une narration fictionnelle, ayant pour objectif d’interrompre le processus naturel d’identification du lecteur ou du spectateur aux personnages auxquels il est confronté. »

 

Pendant ce temps, en France, la mode en art, c'est de re-arranger les meubles, tout ça en questionnant l'espace et les notions d'exposition.  Même chez Ricard. C'est dire. 

Mais c'est à la Fondation Vuitton que j'ai eu un choc cette année. Une expérience bizarre, une impression de déjà vu, d'atmosphère de toilettes d'hôtel, d'esthétique corporate des années 90/2000/2010, d'ambiance d'aéroport, de mall de Dubai, ou de lobby pour cadres de chez Séphora. Pendant la réception, j'ai même pensé que la salle ressemblait à une patinoire. C'est dire. J'ai loupé quelque chose là, je crois. Je ne dois pas avoir les bonnes questions - sur l'exposition. 

 

Ci-contre, Le Frank...

« Sous les poissons de Frank Gehry qui illuminent le ciel, Jean-Louis Nomicos imagine une cuisine qui change à chaque heure du jour, toujours raffinée et qui va en creshendo pour se transformer en table élégante le soir. »

« ... une cuisine naturelle, savoureuse, parfumée inspirée de la cuisine française sans oublier d'aller revisiter quelques plats venus d'ailleurs tenant compte ainsi des personnes de cultures diverses qui viendront visiter les collections.. (...)

Un lieu d'une blancheur immaculée, transparent, réfléchissant, la couleur sera dans le paysage environnant et dans l'assiette. »

Là aussi j'ai dû loupé quelque chose.